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Côte d’Ivoire : La CPI est une « MACHINE INFERNALE dont l’ONU tient les MANETTES » prévient le FPI

JUGES CPI PROCES LAURENT GBAGBO

La Cour pénale internationale (CPI) « est une machine infernale » aux mains de l’Organisation des Nations unies (ONU), selon un camp du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) conduit par Abou Drahamane Sangaré, estimant que le procès de l’ex-président Laurent Gbagbo qui s’ouvre jeudi devant cette juridiction « est difficilement justifiable en droit », dans une note.

« Ne nous trompons pas, la CPI n’est pas une juridiction, c’est une machine infernale dont l’Onu tient les manettes », a affirmé le porte-parole par intérim de cette frange Boubakar Koné, dans une déclaration dont Alerte info a reçu copie.

Le procès de M. Gbagbo, accusé de « crimes contre l’humanité » devrait « s’ouvrir en l’absence de preuves contre l’accusé », a justifié M. Koné, appelant ses militants « à se mobiliser pour obtenir la libération sans condition » de l’ex-président ivoirien.

Le procès conjoint de l’ex-chef de l’Etat incarcéré depuis 2011 à la Haye et l’ancien leader des « Jeunes patriotes », Charles Blé Goudé également poursuivi pour crimes contre l’humanité commis lors des violences post-électorales de 2010 à 2011 qui ont fait officiellement plus de 3.000 morts.

EFI (Alerte Info)

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Ci-dessous le communiqué du Front Populaire Ivoirien (FPI), le parti de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo

Le 28 janvier 2016 est la date prévue pour le début du procès« Procureure de la CPI contre le Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ».

Ce procès va donc se tenir au terme d’une longue litanie d’incidents de procédure, depuis la phase préliminaire. Il va se tenir, contre toute attente, en l’absence de preuves, selon les juges, contre l’accusé, dans une situation de conflit armé et de discorde suite à une compétition électorale. Ce procès, comme son nom l’indique, oppose la Procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, deux personnalités d’un seul camp, aucune personnalité du camp opposé dans le conflit et l’élection ayant occasionné la mise en œuvre de la procédure judiciaire n’étant présente. Nous sommes, manifestement, dans le cas d’un procès difficilement justifiable en droit, tant il est indéniable que tout procès, au terme des débats, doit déboucher sur la manifestation de la vérité, qui consiste dans le cas d’un antagonisme avéré, à déterminer qui des parties opposées a tort et qui a raison. Quelle vérité peut-on prétendre rechercher, en effet, dans un procès relatif à un antagonisme entre au moins deux camps, où on ne s’intéresse qu’aux membres d’un seul et même camp ?

Comment en ait-on arrivé à cette situation ?

En octobre 2000, pour permettre à la Côte d’Ivoire de retomber sur ses pieds, après le passage de la junte militaire à la tête de l’Etat, suite au coup d’Etat du 24 décembre 1999, une élection a été organisée, selon l’ordre constitutionnel. Cette élection a été remportée par Laurent Gbagbo, face à Robert Guéi, chef de la junte, grâce à un extraordinaire soulèvement populaire, alors que le chef de la junte voulait se faire attribuer indûment la victoire.
Laurent Gbagbo arrive donc au pouvoir par la volonté du peuple qui l’a élu et s’est jeté dans la rue, face aux canons de soldats de la junte, pour imposer sa victoire. Il est élu sur un programme et un projet de société : « la refondation de la Côte d’Ivoire » ! Ce programme n’est rien moins que la remise en cause du statu quo antérieur. Il s’agit de gouverner autrement le pays et le Président Laurent Gbagbo ne cesse de le répéter.
Le camp d’Alassane Dramane Ouattara, homme dont la candidature a été refusée par la Cour Suprême, juge des élections d’alors, pour « nationalité douteuse », usa de tous les actes de désobéissance civile, d’incitation au désordre et de la violence la plus extrême, pour empêcher le nouveau pouvoir de conduire en toute quiétude son programme de gouvernement. Le régime de Laurent Gbagbo doit faire face à des turbulences comme jamais vues dans le pays, avec des tentatives répétées de coups d’Etat, dont on peut citer celui des 7 et 8 juin 2001, retenu dans l’opinion nationale comme « le coup de la Mercedes Noire », du fait que certains de ses principaux acteurs venus du Nord, probablement du Burkina Faso, étaient à bord d’un véhicule Mercedes de couleur noire. Ce véhicule disparut d’ailleurs vers la frontière septentrionale du pays.

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